mardi 19 février 2013

Long weekend en Tasmanie - Excursion dans le parc national de Cradle Mountain - Samedi 26 Janvier 2013

Avec Philippe, le papa de Sylvain, nous avons décidé de profiter du weekend de l'Australia Day pour découvrir un peu la Tasmanie.

Pour la petite histoire, l'Australia Day est la fête nationale australienne. Célébrée le 26 janvier, elle commémore l'arrivée de la première flotte à Sydney en 1788.
Comme cette année le 26 janvier tombait un samedi, le jour férié a été rattrapé le lundi (ce principe, qui est également appliqué en Angleterre, devrait être instauré en France!)

Nous avons atterri à Launceston située au Nord de l'île le vendredi 25 au soir et nous sommes repartis de Hobart, la capitale située au Sud de l'île, le mardi 29 au matin.

Séparée du continent par les 250 km du détroit de Bass, la Tasmanie est le plus petit état australien. Formant un triangle de 300 km de côté, l'île possède un environnement naturel riche et préservé; plus d'un tiers de sa superficie est classé en réserves naturelles et en parcs nationaux.

La Tasmanie est le dernier refuge du diable de Tasmanie, un marsupial carnivore. C'était aussi le refuge du Tigre de Tasmanie avant l'extinction de l'espèce en 1936.
Leur disparition sur le continent australien est attribuée à la prédation des dingos introduits par l'homme et à la chasse par les indigènes. En raison de l’absence de dingos en Tasmanie, ces deux espèces avaient pu y survivre. Mais l'arrivée des européens sur l'île a mis fin à cette situation: longtemps considérés comme des menaces pour le bétail, ils ont été chassés impitoyablement. Le tigre n'a pas survécu et le dernier est mort en captivité en 1936.
Le diable de Tasmanie a failli subir le même sort mais heureusement l'espèce a été légalement protégée en 1941 et la population s’est doucement rétablie. Malheureusement depuis les années 1990, un grand nombre de représentants de l’espèce sont victimes d’une tumeur cancéreuse (Devil facial tumour disease, ou DFTD), transmissible par morsure, qui réduit fortement sa population.

Nous n'avons pas eu la chance d'observer de diable de Tasmanie pendant notre séjour là bas.


Nous avons décidé de commencer la journée du samedi par une petite escapade au Cataract Gorge à côté de Launceston.
L'endroit est impressionnant et nous sommes heureux de croiser notre premier wallaby "tasmanien" (ainsi que de nombreux paons):




Ses couleurs sont vraiment magnifiques! On a eu de la chance qu'il fasse la roue (devant une femelle qui ne semblait guère intéressée).
Ensuite direction le parc national de Cradle Mountain-Lake St Clair. Ce parc est très apprécié des randonneurs car il contient de très nombreux sentiers de randonnées. Le plus célèbre est l'Overland Track, d'une soixantaire de kilomètres, il se parcourt en 4-5 jours.
Malheureusement, nous n'avions qu'une journée pour explorer ce parc et nous avons choisi de faire le tour du Dove Lake. Nous avions ainsi vu sur la Cradle Mountain, une des deux plus célèbres attractions du parc (avec le lac St Clair, supposé être le lac le plus profond d'Australie - mais malheureusement, nous n'avons pas pu y aller).
Sur la route vers le parc national. Les montagnes commencent à se profiler!
 L'entrée du parc est payante et en plus, comme le nombre de voitures à l'intérieur est limité, nous avons du prendre une navette jusqu'au Dove Lake.

La vue sur la Cradle Mountain est époustouflante. Ici, les paysages ne ressemblent pas à ce qu'on a l'habitude de voir en Australie, ils nous font plutôt penser aux paysages de montagne en Europe.


L'origine du nom de la montagne n'est pas très clair: un des rangers du parc nous a dit qu'avec un peu d'imagination, on apercevait une forme de bébé allongé dans un berceau (personnellement, on n'a pas été convaincu). Ainsi le nom cradle qui signifie berceau en anglais, viendrait de là.
Mais mes recherches sur le net me racontent une autre histoire: la montagne a été baptisée ainsi car elle ressemblerait à une "miner's cradle", une machine utilisée par les mineurs au 19e siècle pour séparer l'or. Au final, la machine ressemble vaguement à un berceau d'enfant.

Vous voyez un bébé dans un berceau vous?

La forme de la montagne est vraiment magnifique, alors on n'arrête pas de se prendre en photo devant!







Le chemin autour du lac est - comme toujours en Australie - très bien aménagé et les paysages que l'on traverse sont très divers.
Ici c'est la jungle, un peu plus loin on retrouve le bush australien...




Au retour, nous croisons plusieurs échidnés qui traversent la route. Aussi bizarres que les ornithorynques , ces petits mammifères - qui ressemblent à de gros hérissons - pondent des oeufs.

Ces créatures sont plutôt peureuses et s'enfouissent dans le sol à la moindre approche, si bien que l'on ne voit qu'une boule pleine de piquants!

Malheureusement pour celle-ci, le sol étant fait de roches, elle n'a pas pu se rouler en boule convenablement. On peut donc voir son long nez et ses griffes.
Bon, il nous est arrivé un truc pas très cool: nous étions sur une voie rapide et un échidné a eu la mauvaise idée de traverser. 
La voie de droite était encombrée et un imbécile s'était garé sur la bande d'arrêt d'urgence à gauche, afin, sans doute, d'observer l'animal, ce qui nous a empêché de nous déporter sur la gauche! En plus, c'était la première fois que Philippe conduisait une voiture avec un volant à droite et il n'a pas réussi à estimer la distance: il a essayé de faire en sorte que l'animal se retrouve entre les 2 roues mais ce fut l'échec: nous avons roulé dessus... :-( :-( :-(  

On était bien dégoûté (et j'étais très triste).

Dans sa mort, l'animal s'est vengé car une fois arrivés au parc, quelqu'un nous a gentiment fait remarquer que notre pneu avant droit était complètement à plat: les piquants très durs de l'échidné avaient perforé notre pneu! Heureusement que le papa de Sylvain sait changer un pneu!

Et pour finir sur une note un peu plus joyeuse: sur le chemin vers notre auberge de jeunesse, on a croisé une boîte aux lettres amusante:










Arrivée de mon Papa à Sydney - 23 Janvier 2013

Le mois de Janvier aura vu l'arrivée à Sydney de 2 superstars internationales : mon papa et un gros canard en plastique jaune. Alors que ce dernier est arrivé à Darling Harbour le 5 Janvier dans le cadre du Festival de Sydney, le premier est venu pour rejoindre son fils préféré (Thibaud, je ne sais pas si tu lis encore ce blog) le 23 Janvier.

Moi et mon papa le jour de son arrivée

Mon papa sera un des protagonistes principaux des messages suivants donc pour le moment, je vais me consacrer au canard.

Il est gros, très gros (13 x 14 x 15 mètres), gonflable, en plastique jaune et il a l'air sympathique:





Après une heure de recherche sur le net, je n'ai pas trouvé beaucoup d'explication ni sur le site officiel de l'artiste (la photo est jolie), ni sur sa page wikipedia (en néerlandais) mais apparemment, il a l'air de bien aimer faire des sculptures énormes qui représentent des objets de la vie de tous les jours. Le canard en plastique est son oeuvre la plus connue, ou plutôt, les canards en plastique forment son oeuvre la plus connue. En effet, il en a fait plusieurs qui se sont retrouvés un peu partout dans le monde : Sydney évidemment mais aussi Osaka au Japon en 2009, Sao Paulo en 2008, Amsterdam en 2007-2008. La plus grosse reproduction du canard faisait 26 mètres et était à Saint-Nazaire, en France : COCORICOO! (ou plutôt COIN COIN COIN COIN!).

Bref, c'est un canard en plastique et il est énorme ce qui est surtout l'occasion de faire des photos:



Le canard c'est le gros point jaune au milieu du port
Et pour finir, un petit mot de l'artiste (attention, c'est profond!):

The Rubber Duck knows no frontiers, it doesn't discriminate people and doesn't have a political connotation. The friendly, floating Rubber Duck has healing properties: it can relieve mondial tensions as well as define them. The rubber duck is soft, friendly and suitable for all ages!





jeudi 14 février 2013

Un long weekend dans l'état de Victoria - Australian Open - 14 Janvier 2013

L'un des objectifs de notre passage à Melbourne était d'assister à l'Australian Open ("Open d'Australie" en français).

L'Australian Open est l'un des évènements majeurs du tennis international. Il se déroule fin janvier et est chronologiquement le premier des tournois du Grand Chelem, les autres étant :
- Roland-Garros (plutot appelé "French Open" dans les pays anglophones), qui se déroule à Paris fin-mai/début-juin.
- Wimbledon, qui se déroule à Londres fin-juin/début-juillet
- US Open, qui se déroule à New-York fin-août/début septembre.
En résumé  c'est un gros tournoi et on a les tickets pour la première journée : on devrait pouvoir voir plein de joueurs et de tous niveaux (bon, globalement, ils savaient quand même tenir une raquette).

Du coup, nous voilà de bon matin en route vers Rod Laver Arena, le stade principal de l'Australian Open. Pour la petite histoire, Rod Laver est un joueur de tennis australien et est le seul joueur de tennis à avoir remporté le Grand Chelem (gagner les 4 tournois sus-cités la même année). Mieux que ça  il l'a fait une fois en 1962 et une autre fois en 1969. Bref, il mérite d'avoir un stade à son nom. (Pour info, Roland-Garros était lui un aviateur et non un joueur de tennis.)

T-shirt Roland-Garros, casquette Wimbledon, Marie se devait de venir à l'Australian Open pour compléter sa collection. Prochaine étape, l'US Open ?
Notre ticket nous donne le droit d’accéder à quasiment tous les terrains. Les matchs n'ont pas encore débuté mais on décide quand même d'aller voir ce qui se passe sur le court majeur.

Le petit Paulo s’entraîne. Plus tard dans la journée, il affrontera Djokovic, numéro un mondial. J'y reviendrai.

Avant les matchs se déroulent des animations. Là, des petits enfants jouent au tennis sur des petits terrains. C’était mignon.

Nous, devant le court majeur. Alors que les terrains de Roland-Garros sont en terre battue et ceux de Wimbledon en gazon,  ceux de l'Australian Open sont en plexicushion, ce qui leur confère une jolie couleur bleue.

Finalement, les matchs vont bientôt commencer. Le premier oppose Maria Sharapova à Olga Puchkova, toutes deux russes.

De gauche à droite : Olga, un petit garçon et Maria.

Sharapova en plein effort. Elle vaincra 6-0 6-0.
Bon, c'est pas tout ça mais les cris de Sharapovas sont un peu agaçants et on décide d'aller voir ce qui se trame sur les autres courts. C'est également l'occasion d'aller se balader et faire du shopping (la collection de Marie ne va pas se compléter toute seule).

Julien Benneteau (France) en train de battre Grigor Dimitrov (Bulgarie) avec la City de Melbourne en fond

Finalement, on s’arrête près du court où se joue un match opposant Julian Reister (Allemagne) à Guillaume Rufin (France). Ce dernier est en train de se faire malmener quand on arrive. Mais grâce a nos encouragements...

Allez Guillaume!

Allez Guigui!
 ... il se reprend en main et s'impose 4-6 7-6 6-1 6-2. Encore une victoire de canard... euh du coq français!

L’évènement principal de la journée (après Sharapova qui joue dans sa petite robe jaune) reste le match opposant Novak Djokovic, le numéro un mondial au petit Paul-Henri, présenté plus haut. Ce dernier n'a pas eu beaucoup de chance de se retrouver face à une telle pointure, mais nos encouragement.... ne suffisent pas et le joueur serbe remporte le match. Il remportera également tous les matchs suivants et gagnera son 3e Australian Open de suite.

Djoko en plein effort.

C'est fatigant de rester assis à regarder des gens qui font des efforts sous un soleil d'une violence rare. On décide d'aller se promener un peu et de se reposer sur l'herbe.

Marie qui joue avec des biscuits Marie. Ça me rappelle que je dois vous parler des Tim-Tam dès que j'en ai l'occasion.

Après, on se remet en route parce que ça serait dommage de rater l'avion qui nous ramène à Sydney (non pas que ça me dérangerait vraiment de rester encore quelques jours en vacances à Melbourne...).

Moi aussi j'ai droit à une photo ridicule avec les musiciens en costume de kangourous.


jeudi 7 février 2013

Un long weekend dans l'état de Victoria - Grampians - 13 Janvier 2013

Le deuxième jour, nous sommes allés dans les Grampians - Gariwerd dans le langages des aborigènes de la région.
Nous avons passé la nuit au coeur du Grampians National Park et au matin nous avons eu la chance d'observer les kangourous qui jouaient tranquillement dans le camping - ça valait le coup de se réveiller à 5h30!

Ces kangourous n'étaient pas bien farouches et on a pu les approcher d'assez près

Un jeune kangourou avec sa maman - trop mignon!

Oulalala ça gratouille!

On était vraiment super content car on a pu voir un bébé kangourou dans sa poche!
Le papa, la maman et le bébé kangourou!

Vous le voyez? Il fait comme sa maman et son papa, il flaire le sol à la recherche de nourriture

Hop là, sur cette photo on voit bien le bébé kangourou! La poche est vraiment un concept étrange!
Pour info, les femelles kangourous mettent au monde des nouveau-né à l'état d'embryon de 4 semaines: à ce state, il ne mesure pas plus de 2cm pour un poids de 1 gramme. Pour rejoindre la poche marsupiale, il rampe sur la fourrure de sa mère qui pour l'aider, lui trace un chemin avec sa salive.

La poche maternelle contient 4 tétines qui produisent un lait dont la composition varie au fur et à mesure du développement de l'embryon: riche en sucres au début, le lait devient plus riche en protéines afin de favoriser le développement du cerveau et des membres, puis il devient plus riche en graisse pour favoriser son activité.
Une fois dans la poche, le bébé nu s'accroche à une tétine et ne quitte plus son abri jusqu'à ce qu'il soit capable de se nourrir seul. Il sort la tête pour la première fois de la poche vers 5 à 6 mois. Lorsqu'il sort pour la première fois, il pèse environ 3,5 kg. Il quitte la poche définitivement 3 mois après. Les kangourous tètent leur mère jusqu'à l'âge d'environ un an.
Chose incroyable: dès que le petit qui vient de naître atteint la poche et commence à téter, le cycle sexuel de la maman recommence et elle peut de nouveau être fécondée. Dans ce cas, elle stoppera le développement de cet autre embryon et le gardera en réserve dans son utérus dans un état d'attente.
 Ainsi quand le premier bébé kangourou est sorti de sa poche, la maman pourra déclencher le développement du second bébé. A sa naissance, ce dernier ira se réfugier dans la poche et commencera à téter le lait riche en sucres, tandis que le premier bébé kangourou lui pourra téter à une autre tétine un lait plus riche en protéine ou en graisse!
C'est quand même bien foutu la nature!
Autre chose pratique: si les conditions sont mauvaises comme en temps de sécheresse, les kangourous femelles peuvent attendre que les choses s'améliorent avant de déclencher le développement du second bébé.


Nous avons aussi eu la chance d'assister à des combats de jeunes kangourous mâles. C'est super marrant de les voir se battre: ils utilisent aussi bien leurs "bras" que leurs pieds, dans le dernier cas, leur queue leur sert d'appui.
On a réussi à prendre une très belle vidéo, Sylvain va essayer de la poster sur youtube.
En attendant, voici quelques clichés:

Et hop, un joli coup des deux pieds: on voit que le kangourou ne repose que sur sa queue! Loufoque! 

Ouch, le cou du kangourou fait un angle bizarre! Rassurez-vous, il allait bien :-)
Bon il est temps de quitter les kangourous pour commencer une petite randonnée: rien de tel que de se dégourdir les jambes de si bon matin!
Nous avons grimpé en haut du "Chocapic"...

...euh pardon en haut du Chatauqua Peak! :-)
L'ascension du "Chocapic" nous a bien fatigués mine de rien - mais la vue en valait la chandelle!
Marie fait des frayeurs à tout le groupe en essayant de grimper dans des endroits dangereux...vilaine fille!


La montagne, ça vous gagne!





Pendant qu'on prend des poses ridicules...

...Sylvain garde tout son sérieux!

Il est temps de redescendre pour se diriger vers le point de vue des Balconies qui offre un superbe panorama.
Sur le chemin, on croise une multitude de cairns, on se croirait en Ecosse...
 ...mais surtout on croise le fameux "rocher champignon"! La forme loufoque du rocher nous oblige à prendre chacun notre tour des poses très...diverses. Voyez plutôt:
Marie fait la position du lotus
Sylvain comme toujours prend une pose naturelle...Et virile!
Quant à moi, euh, j'avais plus trop d'idée alors j'ai pris une pose normale pour changer


Après les cairns et le rocher champignon, on croise une souche en forme de trône:

On dirait Sean Bean sur la couverture du Trône de fer...ou pas...
Après toutes ces photos, on court pour rattraper le groupe. Le panorama des Balconies est à couper le souffle (ah non en fait c'est la course qui nous l'a coupé). 
A gauche: Jaws of Death (moi ça me fait surtout penser à une tête de lézard). A droite:  Conan le Barbare

Ensuite, direction les MacKenzie Falls!
On n'est pas très loin des chutes...et encore moins loin des toilettes, pour mon plus grand bonheur (et celui de ma vessie!)



La cascade est impressionnante:




Sur le chemin du retour, on croise deux arbres qui invitent à une pose photo:
Marie elfe des bois

L'homme-tronc


Bon il est maintenant temps de rentrer à Melbourne...ces escapades dans les Grampians nous ont bien fatigués Mad et moi:



Mais avant de regagner Melbourne, on fait un petit saut dans un des plus vieux vignobles d'Australie pour une petite dégustation:



Sluuuurp
C'était un peu la honte quand même: quand le gars a demandé au groupe si on savait à partir de quels cépages le champagne est élaboré, tout le monde s'est retourné vers nous d'un air de dire "les français, ils doivent bien savoir ça!" Je passerai sur le gros silence embarrassé qui a suivi la question...
Désormais nous savons que le champagne est fait à partir du pinot noir, du chardonnay et du pinot meunier (j'avais personnellement jamais entendu ce nom auparavant).
Comme quoi, pour apprendre des trucs sur la France, il faut aller en Australie!

Prochain post: l'Open d'Australie! (Sylvain doit encore trier les innombrables photos qu'il a prises...en les visionnant en continu, on peut revoir le match entre Djoko et Paul-Henri Mathieu...-_-')